La Presse Régionale a de grandes oreilles. Elles entent tout… et nous disent tout ! Et même ce qui n’est pas dit.

Les experts en droit ont coutume de dire que « la plume est serve mais la parole est libre ». Détenteurs d’un pouvoir politique, nos élus prennent la précaution de se trouver des serviteurs pour transcrire leurs paroles : les journalistes.
Plume serve mais pas servile, et pourtant ! ÉGLISENROC vous invite à une analyse de contenu de l’article ci-contre, exactement comme le sujet d’un devoir la demanderait à un élève de lycée. Alors :
Qui, quand, quoi, où, combien ?
- « Un an après la déclaration de sinistre » : Quelle est la date du sinistre ? Et de sa déclaration ? Dates de début et fin de sa réparation ?
- « Communiquer sur l’avancée du dossier » : il y a quoi, dans ce dossier ? De combien de mètres (euros, jours, étages de la pile) a-t-il avancé ? Date de début de l’étude, y a-t-il eu des points d’étapes ?
- « Liste travaux à effectuer » : où est-elle ? De qui provient-elle ? Ces travaux touchent-ils le gros-œuvre ou l’intérieur du bâtiment ?
- Combien ces travaux vont-ils coûter ? On lit « une somme d’environ 13 000 € ». On va payer qui avec ça ? Et pour quel travail ? Qui va passer commande ? En a-t-il l’argent ? Comment espère-t-il le trouver ? ;
- « le maire a répondu que n’étant pas expert il suivrait les conseils des professionnels spécialisés« . Spécialisés en quoi, puisqu’on ne sait toujours rien des travaux ? Où se trouve l’expertise ? Quelle est la garantie de son sérieux ?
- « D’autres informations ont été données relatives aux futures études géotechniques » : lesquelles ?
- « Quelques personnes de l’assemblée ont fait part de façon assez véhémente de leur scepticisme« . Combien de personnes ? La journaliste a-t-elle recueilli les raisons de leur doutes ? Donne-t-elle un écho raisonnable de chacun des points de vue ? En combien de lignes ?.
C’est l’association « Tous unis… » qui a organisé, en mairie, la réunion « pour informer habitants et sympathisants ».
Le point de vue des « amis de l’église » :
Nous lisons : « Un architecte spécialisé a étudié la situation de l’église avec deux réponses à donner : quels travaux » (urgents et moins urgents) ? On ignorait tout des dégâts, on ignore tout des travaux. L’association organisatrice a sans doute fait au mieux, en restant manifestement docile au pouvoir politique. Les dévoués administratrices et administrateurs ont lu de leur mieux la légende des images invisibles pour l’auditoire. Rapport d’expert mal décortiqué en amont et incompréhensible pour l’auditoire.
Les amis de l’église estiment qu’il y a un fossé entre dévouement et servitude ! Ils ne passeront pas pour des niais prêts à tout gober.
Un participant aussi attentif que dévoué à la cause a réclamé « des images ! » Et monsieur le maire s’est gentiment séparé de sa copie noir et blanc pour que celui-là, au moins, comprenne la lecture faite en chaire ! Merci.
Ce participant s’est proposé pour préparer de l’audiovisuel pour le prochain coup.
Alors : Et la liste des travaux à effectuer ? Enfin là ? Pas encore, patience !
Soyons positifs : le vigneron contribuable croit que sa mise en demeure écrite au maire le 15 octobre a provoqué dans l’urgence la réunion publique du 18. Bon sens paysan, certainement.
